XAVIER MOEHR

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Mer…Oralité

Les Mentawais en quelques jours ne m’ont rien appris sinon l’essentiel.
Peuple sauvegardé dans l’île de Siberut, au large de Sumatra, interdite de visite.
Je m’y suis tout de même rendu et je leur rends hommage.
En particulier après le tsunami, ils n’ont certainement aucune victime à déplorer.
Sans électricité, sans communication, ils savaient « quand la mer descend cours vite ».
Depuis le précédent tsunami au début du siècle dernier ils savaient.
Puissance de l’oralité
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BIG-BANG

Parmi les 440 acides aminés du gène constituant « Exons », il manque les 22 dernières images. L’ordinateur n’a pu les calculer.
Bien entendu le programme que j’ai conçu pouvait perpétuer à l’infini le processus, ou écrire l’entité du génome humain (mais à l’époque il n’était pas encore séquencé) ou utiliser les 22 acides aminés alphanumériques pour créer une poésie sonore, visuelle, aléatoire et éternelle (réalisable aujourd’hui en temps réel).
Mais il faut une fin à un film en l’occurrence à un gène. J’ai donc déterminé que l’ensemble des 440 acides aminés se regrouperaient au même point – temps.
Telle une fusion nucléaire.
Le caractère des bases (A.T.C.G) étant selon, hydrophile, hydrophobe, basique, acide. Cela est matériellement impossible.
Pourtant là nous somme dans « le virtuel », dans la simulation et de surcroît chaque acide aminé est calculé par sa propre « caméra ».
L’ordinateur est conçu pour respecter le réel matériel. 0 ou 1, exister ou non exister.
En bases quatre, « l’erreur » est possible. 0.1.2.3. Permettent des mixités, des vibrations, de la vie quoi !
(Ce faisant le programme d’”Exon” est un prototype de la virtualité).
Aussi l’ordinateur ne peut calculer le BIG-BANG, il s’y approche à cent ou deux cent mille ans du temps zéro.
Alors il n’existe pas, parce que non prouvé ou il existe et alors ! :
Albert Jacquard, humoristique humain, nous dit :
«Le temps a commencé avec le big-bang : avant cela, il n’y avait pas d’avant.
Cette jolie phrase est complètement stupide, mais on ne peut pas faire mieux ! ».
Alors le BIG-BANG existe (en tant que preuve d’une unicité divine ?).
Il y en aurait par conséquent plusieurs…
Et rêvons alors des multitudes d’univers, des BIG-BANGS cycliques, aléatoires, hélicoïdaux…
Et Albert Jacquard de répéter : «Il n’est certainement pas trop tard pour réagir».